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3.2 Critique à Durkheim et Popper et leur théorie des trois mondes

Si on accepte, que le sujet ne participe seulement au monde matériel, mais aussi au monde immatériel, et si on prend un sujet collectif comme point de départ, on peut compléter la définition du domaine de la sociologie selon Durkheim : Le domaine de la sociologie n’est pas seulement la conscience collective, mais aussi le corps collectif. Le monde 4 est aussi le domaine des sciences sociales que le monde 3.

On peut objecter l’argument suivant : Il est vrai que le monde 3 est un monde immatériel et le monde 4 est un monde matériel, donc ils sont comme l’esprit et le corps d’un sujet collectif. Mais les deux mondes se distinguent concernant leur dépendance du sujet : Monde 3 est indépendant du sujet et monde 4 en est dépendant. Comment un monde indépendant du sujet, le monde 3, peut faire partie du sujet ?

Cette objection ne rend pas compte du suivant : la définition des mondes, c’est-à-dire laquelle du monde extérieur, du monde intérieur et du monde 3 s’effectue sous l’ange individualiste ; c’est la position, que c’est l’individu, qui est le sujet d’action et de la connaissance. Même Durkheim emprunte cette position en qualifiant le monde 3 d’être objectif.

J’explique l’argument à l’aide d’un exemple : Si on dit, que le monde intérieur, c’est-à-dire les pensées, les affections et les volontés d’un certain homme, est le monde subjectif, cette définition n’a sens qu’à la condition, qu’on parle d’individu, qui est le sujet. À cette condition, toutes les autres choses immatérielles sont objectives.

Mais, si on défend la position collectiviste, il faut être conséquent. C’est-à-dire : « être dépendant du sujet » signifie : « être dépendent du sujet collectif ». Dans ce cas, les choses, qu’on appelle les éléments du monde 3 ne sont pas du tout un monde indépendant du sujet collectif: au contraire, ce monde est son propre esprit, c’est la conscience collective. Pour le sujet collectif, ce sont plutôt les pensées, affections et volontés individuelles, qui sont objectives.

Ēxpliquation de notion

Pour échapper les malentendus conceptuels, on peut distinguer deux stratégies :

Ou on classe le mot « monde intérieur » à la notion « monde immatériel du sujet individuel », puis l’extension de la notion est stable relativement. Mais on est obligé, pour échapper les malentendus, d’utiliser un autre mot pour la même extension, si on défend la position collectiviste. Car pour le sujet collectif, le monde intérieur n’est pas intérieur, mais extérieur ; et c’est le monde 3, qui est intérieur.

Ou on classe le mot « monde intérieur » à la notion «  monde immatériel », (si nécessaire, par exemple au début du texte, on peut compléter le mot par l’adjectif « individuel » ou « collectif »). C’est-à-dire on utilise le mot indépendamment du niveau d’agrégation ; puis, il est vrai, l’extension de la notion augmenter dans la mesure où on augmente le niveau d’agrégation. Mais dans ce cas l’utilisation du mot est plus correcte.

mars 18, 2009 at 5:09 Laisser un commentaire


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