2.1.2.2 Le monde immatériel
mars 19, 2009 at 1:11 Laisser un commentaire
Selon Descartes, l’autre substance, c’est la res cogitans. Il écrit :
« Qu’est-ce qu’une chose qui pense ? C’est-à-dire une chose qui doute, qui conçoit, qui affirme, qui nie, qui veut, qui ne veut pas, qui imagine aussi, et qui sent. » (Méditation seconde, p. 81)
Contrairement au corps, la res cogitans est une chose qui n’est pas « étendu en longueur, larguer et profondeur, et qui ne participe à rien de ce qui appartient au corps« (Méditation quatrième, p. 133) C’est-à-dire la res cogitans n’est étendue ni sur les dimensions spatiales, et – car le corps est étendu dans le temps – ni sur la dimension temporelle. Cette position je ne défends pas, car on peut définir le début et la fin des évènements immatériels.
Descartes distingue – comme beaucoup des auteurs avant et après lui – trois genres de la res cogitans : « les unes sont appelées volontés ou affections, et les autres jugements. » (Méditation troisième, p. 99) ; la répartition en ces trois genres est acceptable. Il y a beaucoup de définitions de ces trois genres; par exemple la notion « Jugement », qui signifie, selon Frege, le « Sinn eines Satzes »[1]. Exemple : Le jugement « Il pleut » est l’expression de la pensée « Il pleut ». Je renonce à entrer dans le détail de ces discussions de définition.
[1] Frege, G., Gedanke, 1976, p. 33
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